Techniques d’impression

"Sous la forme imprimerie, la pensée est plus impérissable que jamais; elle est volatile, insaisissable, indestructible"
Victor Hugo

L'imprimerie est l'ensemble des technologies permettant de reproduire des écrits et illustrations sur papier et en grande quantité. Ces techniques vont de la composition de textes au façonnage (reliure, pliage, ...) en passant par l'impression et la relecture.

L'imprimerie a été inventée en Chine au début de la Dynastie Tang entre 618 et 907. Le papier fut quant à lui inventé beaucoup plus tôt: vers l'An 105 en transposant la technique des sceaux sur une plaque de bois représentant toute la page à imprimer.

En cela, l'imprimerie est étroitement liée à l'histoire de l'humanité qui recherche en permanence à pérenniser ses oeuvres et à les diffuser.

Entre 1041 et 1049 furent inventés les premiers caractères mobiles. Apparut ainsi en Europe la xylographie (premiers bois gravés permettant la reproduction). Ensuite fut utilisée la pierre gravée à l'envers: il s'agit de la litographie.

La typographie

Un peu d’histoire

L’inventeur, en Europe, de la typographie est Johannes Gensfleisch dit Gutenberg qui, en 1440 à Strasbourg, s’inspira de la technique Chinoise et crée les caractères mobiles en plomb. Ensuite, les temps modernes virent apparaître l’imprimerie offset permettant en un passage en machine la quadrichromie.

Le sujet qui nous intéresse plus particulièrement est la typographie qui est l’art d’assembler des caractères mobiles (d’abord en plomb) afin de créer des mots et phrases. Les caractères typographiques sont réunis en familles, puis en polices (Grisée, Helvetica, Kuenstler, …) et enfin en fontes (corps 24, 20, 16, 12, 10, 8, 6, …) et sont placés dans des tiroirs dits “casses” et où chaque case se dit “cassetin”.

“comment ça marche?”

Les caractères sont placés à l’envers dans un “composteur” servant à aligner les caractères afin d’en faire des noms, phrases, … et d’assurer à ceux – ci la justification correcte de la ligne en fonction du format du papier ou carton à imprimer.

Une fois la composition terminée, celle – ci est placée dans un “châssis” où les lignes sont calées et prêtes à imprimer.

On constate donc que la typographie est un art ayant ses règles et contraintes. Il en est de même pour les abréviations ayant leurs propres règles. Dans le métier de typographe, les trois objectifs permanents sont “l’homogénéité”, “la lisibilité” et “la cohérence”.

La virkotype

un relief au bout des doigts

La machine

C’est à partir d’une impression en typographie que l’on réalise l’imprimé en thermorelief.

En effet, après impression typographique du document, celui – ci est dirigé vers un réservoir contenant une résine spéciale. Celle – ci tombe alors sur l’encre fraîchement imprimée; le surplus est aspiré.

Le document avec le conglomérat d’encre et de résine passe dans un four afin de cuire le tout. Enfin, celui – ci va vers une soufflerie permettant à l’encre et la résine cuites de solidifier et sont refroidies.

Vous obtenez alors un document dont le relief; contrairement à la Taille – douce où il est mat et fin, est rond et brillant. Le type de machine utilisé dépend aussi de la quantité à imprimer; celle – ci étant automatique lorsque la quantité à imprimer est importante.

La taille douce

le raffinement par excellence

L’artisanat d’art

Le nom de Taille-Douce vient des deux parties du procédé d’impression, c’est- à – dire:
le creux créé par le graveur avec un burin sur une “plaque de métal doux” (cuivre, acier ou laiton).

Ce procédé fut inventé au XVème siècle à Florence par l’orfèvre Maso Finiguerra.

L’action consiste à tracer à l’aide d’un burin, le dessin à reproduire à l’envers sur un poinçon de métal doux. Une épreuve est ensuite réalisée permettant ainsi de rectifier le poinçon si nécessaire. Le poinçon définitif est alors placé dans un four à 850° C. avec du cyanure de sodium et refroidi dans l’eau.

Enfin, lors de l’impression, le poinçon est enduit d’encre et essuyé pour retirer le surplus. L’encre restant ainsi uniquement dans les creux. La feuille ou le carton humidifié est appliqué sur le poinçon et pressé.

Pour les travaux de ville comme les cartes de visite ou de correspondance, un carton de qualité spécialement étudié à cet effet est utilisé.

Le timbrage

Mise en relief

“Une matrice…

Cette technique utilise une matrice en acier ou laiton et une contre-partie.

La matrice étant en creux et la contre – partie venant s’imbriquer dans celle-ci.

De plus, contrairement à la Taille – douce où les cartes ne peuvent être imprimées qu’au format de la matrice, l’impression en Timbrage est possible en mode automatique ou semi – automatique.

…des possibilités infinies”

La technique du timbrage est différente des trois autres dans le sens où lors de l’impression, le papier ou le carton sont marqués à l’arrière. Autre différence importante, contrairement à la Taille-Douce, cette technique permet de réaliser des impressions sur des qualités diverses de papiers et cartons, mais aussi sur des enveloppes, en une couleur, à sec ou en plusieurs couleurs repérées les unes par rapport aux autres.

Les papiers

de bois, de chiffons…

A la papeterie

Les diverses qualités de papiers et cartons que vous propose la Papeterie Anglaise sont soit lisses, soit vergés.

Il s’agit des marques Conquéror, Distinction et Crown Mill ainsi que Crane: dans des grammages allant de 80 à 100 grammes pour le papiers et 220 à 400 grammes pour les cartons.

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